Asimov et les Robots

J’ai toujours été fascinée par la science-fiction et ce qui touche à la robotique. Après avoir visionné de nouveau il y a peu I, Robot, j’ai voulu en lire un peu plus sur les robots et je suis tombée sur Asimov, qui est l’auteur du Cycle des robots 1 : les Robots (le titre original est I, Robot … Oh, coïncidence !) et accessoirement des trois lois de la robotique.

Le Cycle des Robots

le-cycle-des-robots,-tome-1--les-robots-2076032-250-400Asimov nous propose donc à travers l’interview du robopsychologue Calvin par un journaliste un recueil d’histoires courtes. J’ai particulièrement apprécié cet agencement de l’œuvre car cela offre de nombreuses possibilités de lecture. On peut aborder ce livre partiellement ou globalement sans que cela ne porte atteinte au propos de l’auteur. L’ensemble du livre tourne autour des trois lois et de leur application, nous montrant leurs limites à travers différentes situations qui ont marqué la carrière du docteur Calvin. Le sujet est inépuisable, étant donné que les trois lois de la robotique ont permis d’aborder le robot sous un angle bien plus ambigu que sous celui de la machine sans âme que l’on a pu avoir dans la SF.

I. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.

II. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

III. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Je sais que parfois la science-fiction rebute et que l’on en a une vision très stéréotypée, souvent apocalyptique ou ultra-futuriste, mais il me semble qu’avec cette œuvre, on retrouve certes l’archétype de l’univers de science-fiction sans pour autant tomber dans quelque chose d’ultra cliché, pour la simple et bonne raison qu’Asimov fait partie des pionniers de la science-fiction : on ne se trompe pas en se plongeant dans ses livres, et surtout, on est loin d’être déçu !

J’ai trouvé ce livre satisfaisant sur plusieurs plans. D’abord pour l’univers proposé, sa richesse, la recherche réelle qui se ressent dans chaque aspect « scientifique » qui peut être abordé. Tout se tient, rien ne semble insensé ou farfelu, au contraire. Ensuite, la narration d’Asimov fait partie de celles qui vous tient de la première à la dernière ligne. C’est, selon moi, difficile de se sentir perdu dans ce genre de récit, dont la clarté ne donne pas un aspect ultra-médical ou ultra-scientifique, comme je le craignais. Au contraire, le tour de force de l’auteur est de rendre un monde de science et de robotique complexe très abordable sans pour que l’on se sente pris pour un gamin de trois ans pour autant. Le résultat est là : on en redemande dès qu’on a fermé le bouquin. Enfin, sur un aspect plus « philosophique », Asimov pousse à la réflexion par rapport aux trois lois. Sachant dores et déjà en achetant ce livre qu’il tournerait autour de l’application des trois lois, je craignais aussi la prise de tête, mais la surprise a été réelle en me prenant au jeu de la robopsychologie à travers chaque histoire. La complexité des problèmes exposés est graduelle dans l’œuvre, on ne se retrouve pas canardé au milieu d’un problème insoluble dès les premières pages, on est d’abord pionnier, on découvre, on se fait à l’univers dans lequel on est plongé, on fait nos classes, en somme, de telle manière qu’à la fin, on est enclin à réfléchir plus facilement par rapport à un problème qui est loin de ceux que l’on peut croiser dans notre quotidien.

Cette première approche du Cycle des Robots a donc été très concluante pour moi. Asimov fait à présent partie de mon panthéon personnel des auteurs les plus talentueux que j’ai eu la chance de lire. Pour ceux qui ont envie de se lancer dans la science-fiction, je le recommande largement !

Asimov au cinéma

Movie_poster_i_robotJe voudrais aussi profiter de cet article pour parler de l’adaptation à l’écran d’I, Robot. N’ayant pas lu le Les Robots avant d’avoir vu le film, le principe des trois lois exposé en début du film m’avait paru un peu difficile à comprendre à l’époque. Il est difficile de traiter des problèmes qui peuvent découler des trois lois de la robotique et de leur application dans un format très court et limité comme celui d’un film, mais après avoir vu et revu le film, force est de constater que I, Robot est très bon et bien mené.

Alex Proyas rend un bel hommage à l’univers d’Asimov, et finalement, il complète son œuvre en nous proposant une histoire à la fois fidèle à ce que l’auteur aurait pu élaborer et très hollywoodienne. Il y a une réelle volonté de respecter l’œuvre d’Asimov mais Proyas s’est approprié cet univers tout en le concrétisant : les voitures « inventées » pour l’occasion, etc. Bon, malgré une résolution ultra-clichée, le film est à voir sans hésitation.

Voilà qui conclut cet article sur Asimov et le premier tome du Cycle des Robots. N’hésitez pas à vous y plonger, vous ne pouvez pas être déçu !

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