Miss Pérégrine et les enfants particuliers #1

Roman de fantasy écrit par Ransom Riggs, Miss Pérégrine et les enfants particuliers est un petit ovni que j’ai découvert cet hiver. A l’origine destiné à la jeunesse, je ne le conseillerais pourtant pas pour des collégiens « non avertis », étant donné le caractère très sombre, voire parfois légèrement glauque de l’histoire.

Ransom Riggs met en scène dans son roman un jeune homme de 16 ans, Jacob Portman, qui voit son grand-père mourir dans des circonstances plus qu’étranges, grand-père qui lui racontait des histoires à propos d’un orphelinat qui abritait des enfants aux pouvoirs étonnants. Le passé de son grand-père qu’il avait tenté d’oublier finira par le rattraper sur une île peu accueillante au premier abord.

Comme je l’ai écrit plus haut, c’est un ovni, que je décrirais à mi-chemin entre un carnet de voyage et un album de vieilles photos insolites. Riggs établit un lien entre des photographies anciennes et son histoire, ce qui donne un ouvrage très visuel et agréable à lire. Du côté de l’histoire, j’ai été happée dans une narration à la première personne dynamique et captivante, qui nous fait découvrir un monde caché où le danger rôde, où l’extraordinaire devient ordinaire.

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publié chez les éditions Bayard.

Premier tome, premières impressions

A la lecture du premier tome de Miss Pérégrine, j’avoue que je me suis retrouvée avec un avis assez mitigé. D’un côté j’ai adoré le lien fort entre la photographie et l’histoire, ça donne l’impression de retrouver un vieux journal et des photos jaunies dans un grenier. De plus, l’intrigue est plutôt bien rythmée, la gravité de la situation que découvre Jacob s’installe progressivement, et l’auteur sait plonger le lecteur dans un monde onirique. Les « enfants particuliers » sont dotés de pouvoirs que j’ai trouvés assez fascinants, sans compter que le décalage entre l’image de l’enfance idéale et la teneur de certains pouvoirs des enfants ajoute un je-ne-sais-quoi d’étrange et plus ou moins dérangeant.

Mais d’un autre côté, le récit est entre deux eaux, entre le roman de jeunesse et le roman « de grandes personnes ». L’histoire, qui est plutôt profonde, est traitée de façon à la fois mature et infantile : le personnage principal est plutôt mature mais l’écriture ne suit pas toujours cette tendance. Je trouve que la teneur du récit et le fait qu’on soit dans un roman jeunesse donne une certaine dissonance dans la lecture.

Pour finir, alors que le résumé de l’histoire nous promet une réflexion sur l’oppression nazie, j’ai trouvé que cet aspect n’était pas assez développé dans l’histoire pour être autre chose qu’un élément secondaire de la narration qui ne prend de l’importance qu’en fin de roman, ce que je trouve plutôt dommage mais qui donne un foutu bon cliffhanger.

Voilà pour ce premier tome de Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers. En somme, un bon roman avec ses défauts, que je ne conseille pas pour des collégiens, mais plus pour des lycéens/jeunes adultes. J’attends beaucoup du second tome, intitulé Hollow City, dont j’ai entamé la lecture et dont j’espère vous parler au plus vite. Bonne lecture !

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Une réflexion sur “Miss Pérégrine et les enfants particuliers #1

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