Le Guet des Orfèvres

Pour ce deuxième roman de Terry Pratchett, je voulais continuer ma découverte du Disque Monde avec le personnage de Sam Vimaire, le capitaine grincheux de la Garde de Nuit.

Ça chauffe dans les rues d’Ankh-Morpork. Entre les dragons qui explosent, les meurtres inexpliqués et les feux d’artifice, ça sent le roussi. Le hic c’est que Sam Vimaire, le chef du Guet, prend sa retraite et se marie avec la richissime Sybil Ramkin. Il doit rendre sa plaque à midi pétante et va avoir besoin d’un petit remontant en voyant ses nouvelles recrues : l’agent Détritus (le troll, très intelligent quand les nuits sont fraîches), l’agent Bourrico (le nain) et l’agent Angua (la belle qui a tout de même un petit air … lupin !) qui viennent grossir les rangs du Guet de nuit pour sa dernière enquête. Celle-ci sera ardue : des morts bizarres, des gens qui le sont encore plus, un petit chien nauséabond doué de parole et une arme mystérieuse. Et le Patricien qui s’en mêle … Il va falloir la jouer fine !

tome15_b.jpgEncore une fois j’ai été bluffée par un roman de Pratchett aussi amusant qu’efficace. L’auteur y mêle astucieusement les points de vue des différents points de vues et mentalités des personnages, servant admirablement une intrigue palpitante et aussi bordélique de la ville d’Ankh-Morpork. J’ai pu découvrir des personnages hauts en couleur que j’avais pu apercevoir dans Ronde de Nuit.

Pour moi, Pratchett dépasse largement Tolkien dans mon panthéon personnel des auteurs. Pour l’anecdote, il me semble que Pratchett a commencé le Disque-Monde pour parodier l’univers de Tolkien et ses imitateurs. Il nous présente, selon moi, à la fois des personnages et un background plus abordable mais pas moins haut en couleur que ce que l’on trouve dans le Seigneur des Anneaux. Certes Tolkien reste un génie que j’admire mais je ne suis pas embarquée par son récit comme j’ai pu l’être en suivant Sam Vimaire et ses acolytes.

L’œuvre de Pratchett est bourrée de clins d’œil et de références à notre culture, sans compter un petit message sur les armes à feu … je ne veux pas vous spoiler et je vais donc vous laisser le découvrir !

Ce que j’ai adoré dans ce roman c’est l’humour, que je trouvais moins présent dans Ronde de Nuit. C’est le genre d’humour qui décape sans rien retirer au récit, au contraire. Il me semble que cet humour décapant est encore plus criant dans les notes de bas de page glissées par Pratchett.

Le meurtre restait en fait un cas relativement rare à Ankh-Morpork, mais les suicides étaient nombreux. Circuler la nuit dans les ruelles des Ombres, c’était du suicide. Demander un petit verre dans un bar de nains, aussi. Dire à un troll qu’il n’a pas un poil sur le caillou, même chausse. On pouvait se suicider très facilement si on ne faisait pas attention. (p.100, édition Pocket)

Bref, j’ai ri, beaucoup ; j’ai tremblé, un peu ; et j’ai même versé quelques larmes. C’est bel et bien le genre de livre dont on ne décolle pas avant d’avoir eu le dernier mot et le Guet des Orfèvres fait partie de mes favoris et ce depuis les dix premières pages. Je vous le recommande grandement !

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